DGFiP, cadastre, Éducation nationale : l’État français face à une série de fuites de données

Plusieurs administrations françaises ont récemment été touchées par des cyberattaques. DGFiP, cadastre et Éducation nationale : des données sensibles ont été exposées, mettant une nouvelle fois en lumière les enjeux de sécurité des données publiques.

678 000 personnes concernées à la DGFiP

La DGFiP a confirmé des intrusions survenues en juin et juillet 2026 après la compromission d’identifiants. 678 000 particuliers et professionnels sont concernés par des données consultées ou extraites, notamment des informations fiscales et professionnelles.

Les espaces personnels des contribuables et leurs mots de passe n’ont pas été compromis. La CNIL et l’ANSSI ont été saisies.

Le cadastre également ciblé

Une seconde attaque a visé le Serveur professionnel de données cadastrales. Selon les dernières informations rapportées, 1,8 million de comptes seraient concernés. Ce chiffre correspond à des comptes et non nécessairement à autant de personnes.

L’Éducation nationale sous pression

Le ministère de l’Éducation nationale a lui aussi subi plusieurs incidents liés à la compromission de comptes professionnels. Le groupe ZeroBytes revendique par ailleurs le vol de 43 Go de données, soit environ 346 millions de lignes. Ce volume ne correspond pas au nombre de victimes et doit encore être vérifié officiellement.

Le principal risque : l’usurpation d’identité

Ces attaques montrent l’importance de protéger les comptes disposant d’accès privilégiés. Une fois des identifiants volés, les cybercriminels peuvent accéder à des données légitimes et les exploiter pour du phishing ciblé, de l’usurpation d’identité ou des fraudes.

Pour les administrations comme pour les citoyens, l’authentification forte, la limitation des droits d’accès et la vigilance face aux messages suspects deviennent essentielles.

À retenir : la multiplication de ces incidents rappelle que la cybersécurité ne consiste plus seulement à protéger les serveurs, mais aussi à sécuriser les identités et à contrôler précisément l’accès aux données.

Sources : Ministère de l’Économie, DGFiP, Ministère de l’Éducation nationale, CNIL, ANSSI et médias spécialisés. Les chiffres non officiellement confirmés sont présentés comme des revendications.